Saison 18-19, épisode 10

Nous sommes arrivés à un premier cap dans notre championnat de football adoré. Le cap des 10 journées: soit un tiers de la phase classique. Le moins que l’on puisse dire c’est que le feuilleton Pro League a déjà réservé pas mal de twists en seulement 10 épisodes.


La course aux play-off, l’intrigue principale

Le top 6 après 10 journées ne ressemble pas vraiment à ce que les observateurs avisés auraient pu prédire. Il faut bien avouer que depuis quelques saisons, c’est un peu toujours le cas. Des invités surprise s’invitent à la table des play-off ce qui a le don d’agacer les stars habituelles. Une série à rebondissement qui permet au moins de donner un coup de projecteur à des équipes, plus habituées à l’ombre.

C’est donc Genk qui occupe la tête (acquise au terme de cette 10e journée) et c’est loin d’être volé vu la qualité de jeu proposée. De plus, c’est la seule équipe encore invaincue et la meilleure attaque de l’élite avec 31 buts inscrits en 10 matches. Une équipe emmenée par un réalisateur hors pair : Philippe Clément, qui peut compter sur un effectif impressionnant en termes de qualité individuelle. Du talent qui, couplé à un jeu aux influences ibériques, fait des merveilles. Les Trossard (6 buts) et Samatta (7 buts) sont redoutables devant, bien fournis par un milieu composé de Pozuelo et Malinvoskyi. Sans oublier l’énorme Berge qui s’annonce comme le futur gros transfert sortant. Un casting plantureux qui fait de Genk, l’acteur le plus sexy de ce début de saison.

Deuxième, on retrouve un Club de Bruges qui, jusqu’au faux pas à Sclessin, semblait marcher vers un nouveau titre vu l’aspect impitoyable de son jeu, à l’image du match contre La Gantoise. Malgré les deux corrections sévères en Ligue des Champions, les Blauw en Zwart ont démontré qu’ils avaient encore franchi un palier en termes de solidité. Cependant, l’élimination en Coupe et la défaite face à un Standard intraitable viennent noircir le tableau. La trêve arrive au bon moment pour des Brugeois qui auront le temps de revoir leur texte pour éviter les trous de mémoire.

Supporter le Sporting d’Anderlecht devient peu à peu un véritable thriller. La saison avait démarré toute voile dehors avec ces statistiques époustouflantes et un duo d’attaque en pleine bourre. Mais une défaite face à Bruges allait faire chavirer le navire dans le doute. Une mauvaise passe qui allait se solder par deux défaites en Europa League, une élimination honteuse en Coupe et un niveau de jeu catastrophique. Pour beaucoup c’était clair, la politique de transfert et le coach étaient responsables. Le match face à Zulte faisait déjà office de dernière chance et il semblerait que dans l’adversité, les Mauves ont su sortir la tête de l’eau. Il faudra cependant confirmer dans les semaines qui viennent avec un calendrier plus abordable.

L’Antwerp est toujours là et bien là. On sent que le club anversois a les moyens de délier les cordons de la bourse et cela se ressent quand on observe l’effectif et les infrastructures. L’Antwerp devient régulier et accroche les grands (nul face à Anderlecht et contre Bruges) ce qui se paye au classement. Exit le rôle de figurant: les hommes de Boloni imposent un statut de trouble-fête à la course au play-off et s’ils en sont, cela n’étonnera finalement plus grand monde.

Avec l’arrivée de Michel Preud’homme, le Standard a l’obligation de figurer dans le top 6. On ne doute pas que les Rouches en seront, mais lors de ces 10 premières journées, on est un peu passé par tous les états. Avec comme point d’orgue la défaite à Eupen et comme match référence, la victoire face à Bruges.

Place à la révélation masculine de l’année : Saint-Trond. L’équipe de Marc Brys n’a perdu qu’une seule fois et se retrouve donc à une belle sixième place suite à un beau 10/12 avec des victoires à Gand et contre l’Antwerp. Avec son duo d’attaque Botaka-Boli (4 buts à eux deux), les Trudonnaires semblent évoluer avec beaucoup de sérénité dans ce premier tiers de championnat. Reste à voir combien de temps la hype canari va durer.

Les autres rôles

Il est toujours difficile d’appréhender une saison quand on évoque le Sporting Charleroi. L’an passé on se disait qu’il serait difficile d’aller chercher les PO. Pourtant Charleroi est resté sur le podium durant quasiment toute la saison. Avant de se laisser aller lors de cette même phase de PO. Cette année, on se dit alors qu’ils doivent faire mieux. Mais les Zèbres sont décevants et à la recherche d’un deuxième souffle. Les fans avaient pourtant repris espoir vu les arrivées, certes tardives. Mais ce Sporting-là n’est pas encore guéri et est loin de retrouver son rôle principal de la saison dernière.

Même constat à Gand où il devient difficile de sortir du trou. La direction est d’ailleurs la deuxième à licencier son coach: première victime d’une mauvaise passe. Il faut dire que l’on a multiplié les erreurs de casting du côte de la Ghelamco Arena, ce qui n’a pas amené la stabilité voulue.

Cette première partie de saison est assez fidèle à ce que l’on peut voir depuis l’introduction des play-off: des équipes sortent du lot, mais aucune ne marche littéralement sur le championnat. On sait que les débuts de saison sont souvent chargés (Europe, Coupe) et que les choses sérieuses débutent après l’hiver.

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