Felice Mazzu : le football belge à ses pieds

Alors que le suspens du championnat belge est à son comble, l’heure est déjà au bilan pour certains clubs. Entre autres, le Sporting de Charleroi fait partie des grands gagnants de cette saison avec sa place dans le top six. Mais un des grands artisans de ce succès, c’est le coach Felice Mazzu. Nous l’avons donc rencontré pour mieux connaitre les raisons de sa réussite au Mambour.

Ses goûts et ses référents

Tout d’abord, Felice Mazzu se sent comme chez lui au Sporting. « C’est ma ville, mon club, mon pays où j’ai grandi » affirme-t-il. En effet, le Carolo a passé ses classes de jeunes au Sporting de Charleroi et c’est ce même club qui lui a donné sa chance en première division. « De plus, les supporters m’ont accueilli avec joie et respect. Je leur rends tout ce qu’ils me donnent. » Certes déjà courtisé par les cadors du football belge, Mazzu reste concentré sur ses objectifs avec les zèbres, à savoir une place qualificative pour l’Europe.

À propos du championnat, le Carolo confirme que le niveau devient de plus en plus élevé, à l’image des performances européennes. « Deux équipes en quart de l’Europa League, c’est extraordinaire ! La Belgique devient une grande nation. » Et quand on lui demande qui est le meilleur entraineur de Belgique, il répond par Vanhaezebroeck, malgré un haut potentiel financier et d’extraordinaires infrastructures. Le motif ? Il a réussi à mettre en place un système de jeu particulier.

En dehors de nos frontières, le Carolo indique que l’Italie et l’Angleterre sont ses deux championnats préférés et qu’il supporte une autre équipe évoluant en noir et blanc, à savoir la Juventus. « C’est en effet le même maillot que Charleroi ». Il concède également ne pas vraiment avoir d’idoles, estimant ne pas assez connaitre le monde des grands entraineurs, bien qu’avouant son attrait pour Antonio Conte, retirant le meilleur de ses joueurs. En revanche, il admire quelques autres entraineurs pour ce qu’ils ont apporté au football comme Sacchi avec le jeu en zone, Simeone avec la rage qu’il inculque à son équipe ou encore Guardiola pour sa nouveauté tactique.

Felice Mazzu fait également preuve de fidélité envers son club, comme en 2014, où le Standard de Liège, rival invétéré des Carolos, avait tenté d’attirer le technicien sur son banc. Le coach nous a dévoilé à ce sujet qu’il était, d’une part, trop tôt dans son évolution de rejoindre un club avec de telles exigences. D’autre part, il a bien évidemment rappelé que, passer de Charleroi au Standard, ce n’est jamais une bonne idée. Mais surtout, Charleroi a sportivement un vrai projet. Entre autres, le Sporting a depuis peu installé un foot-élite. « Le club débute dans le domaine et ça prendra du temps pour amener des jeunes en équipe A, mais c’est essentiel pour leur progression. »

Ses performances

Quant aux raisons de ses performances, Felice Mazzu appuie beaucoup sur le travail et la solidarité, que ce soit pour les joueurs ou pour le staff. « Je consacre en autres 8 à 10 heures par jour pour ma profession. » Selon lui, il est aussi important d’avoir un équilibre entre la tactique ainsi que le collectif et précise : « le coach est toujours responsable, mais il n’y a pas de recettes miracle car tout en football est aléatoire ».

Un bon coach ce doit d’avoir une excellente communication dans le vestiaire. En avant-match, l’important selon lui est de donner des points de repères, sur la manière de jouer aussi bien en situation offensive que défensive. À la mi-temps, il est nécessaire de soit réconforter le groupe, soit l’exciter si tout ne va pas bien, soit de changer ce qui ne va pas. De plus, il faut mettre en avant les qualités et les faiblesses de l’adversaire. On utilise pour ce faire différents supports comme des vidéos, des photos ou des tableaux. L’impact mental sera toujours primordial pour la motivation.

Cependant, avant d’être coach, Felice Mazzu est professeur d’éducation physique. Il n’y a eu aucune raison en particulier pour cette reconversion, même si c’est dès le jour où il a arrêté de jouer pour des motifs physiques qu’il s’est lancé dans le coaching. Cela a néanmoins pu se réaliser grâce à des rencontres, du travail, de la chance et surtout des résultats.

Quant au passage de son schéma tactique à une défense à trois, il avance qu’il ne s’agit clairement pas d’une mode. Par contre, Mazzu rajoute qu’il faut toujours tenir compte de la qualité du groupe. À un moment, il a estimé que tous les défenseurs centraux avaient le niveau nécessaire et est donc passé en 3-5-2.

Enfin, il nous explique la raison de sa chanson désormais culte des ‘Cent sous’.

« Ce fut une chanson lors de mes études universitaires en éducation physique. Elle me suivait partout dans mes soirées et j’ai décidé de la rechanter avec nos supporters. »

C’est donc en restant fidèle à idées et ses valeurs que Felice Mazzu a su avancer dans le football belge, où il est désormais une des grandes figures. Et avec de telles performances que le Carolo nous montre, encore aujourd’hui, que le projet du Sporting tient bien plus que la route, qu’il cartonne. ‘Felicitations’ l’artiste, reste toi-même !

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