Copa America Centenario: ce qu’il faut retenir des poules

11 jours après son bal d’ouverture, la phase de poules de la Copa America Centenario, c’est terminé! Mais nous pouvons signaler qu’il y a beaucoup de choses à redire. Des polémiques, les grands gagnants, les grands perdants, des surprises… Focus sur cette compétition d’anniversaire.

Du retard sur l’Europe pour l’organisation ?

Tout d’abord, comment ne pas commencer par la polémique des stades. En effet, les stades ne sont pas tout à fait remplis dans la plupart des matchs, à la grande différence de l’Euro 2016. Une bonne illustration réside dans le stade non-complet pour le match d’ouverture, où on pouvait notamment trouver plus de Colombiens que d’Américains. Heureusement, les organisateurs pouvaient compter sur des pays où le football est roi comme le Mexique ou l’Argentine pour afficher quelques ‘sold-outs’. Mais il nous est donc tout à fait légitime de se demander quelles sont les raisons de cette problématique. La première, c’est l’intérêt du « soccer » aux USA qui, certes en évolution récente et croissante, est toujours loin d’égaler le Baseball, le Basketball ou encore le Football américain. Mais la deuxième raison reste la plus significative. Dans ce sens, les stades utilisés pour ce tournoi possèdent des capacités dépassant la ‘norme habituelle’ des grandes compétitions de football. A titre d’exemple, le stade pouvant accueillir le moins de personnes possède 60.000 places. Il est donc difficile de remplir les enceintes, même si finalement, le nombre d’assistance reste élevé.

Ensuite, vous l’avez certainement vu, l’organisation autour des hymnes nationaux a été catastrophique. Entre l’hymne du Chili pour les Uruguayens et une chanson du Pitbull pour la ‘Roja’, les réseaux sociaux n’ont pas manqué de montrer au monde un amateurisme malheureusement présent. Imaginez qu’on passe pour les Diables Rouges la ‘Marseillaise’… En plus de ces erreurs, il n’est pas sans rappeler l’attachement fondamental des pays sud-américains envers leur identité nationale.

Sur le terrain

Mais hors de ces polémiques, faisons le point de ce qui s’est plus passé sur le terrain. Les deux grands perdants de ces phases de poules sont bien évidemment le Brésil et l’Uruguay. La ‘Selecao’, sans son maître à danser Neymar préservé pour les JO, n’a pas su trouver le bon pas de samba pour se hisser en quart de finale. Et la grande victime, c’est le coach, Dunga, qui était déjà grandement critiqué depuis sa dernière reprise de l’équipe. Pourtant, avant le troisième match, les Brésiliens étaient premier et pouvait se contenter d’un point. Mais ces derniers sont tombés sur des Péruviens très percutants qui ont notamment profité d’une erreur d’arbitrage pour remettre à jour ‘la main de Dieu’. Ce match, qui devait être une formalité, a donc encore une fois plongé le Brésil dans un deuil national. Où sont les Pele, Ronaldo et Ronaldinho ? Le pays du football n’est plus : c’est désormais peut-être une réalité.

L’autre point d’interrogation, c’est l’Uruguay. Avec un Luis Suarez sur le banc, suite à son rétablissement forcé et à certains comportements fougueux, Cavani et les siens n’ont pas
su relever le challenge que lui proposait le groupe C. Le moment clé ? C’est probablement le goal de Raphael Marquez (ancien du FC Barcelone) qui offrait au Mexique la victoire lors du premier match et posait dès lors les bases de ce groupe. Après cette défaite, l’Uruguay n’a pas su relever la tête et s’était encore incliné, mais cette fois-ci face au Venezuela.

Pour les plus, l’Argentine et le Mexique sont les grands vainqueurs de ces poules, bien que rien ne soit joué. Ces deux nations ont démontré qu’elles étaient les valeurs sûres du tournoi. Aussi, le Chili, la Colombie et les USA se sont contenté de ‘faire le job’. Les surprises sont, quant à elles, le Pérou et le Venezuela, profitant des grands perdants de cette Copa. Le Pérou confirme sa performance de la Copa America 2015. A mentionner que l’Equateur reste toujours sur sa forme du moment, déjà présente dans les qualifications pour la WC18.

ooo

En ce qui concerne les stars mondiales, la plupart d’entre elles sont au rendez-vous à l’instar de James Rodriguez (Colombie), Lionel Messi (Argentine) ou encore Arturo Vidal (Chili). Mais des joueurs sont à suivre de très près comme le Mexicain Jesus Corona, auteur d’un ‘increible’ (incroyable) slalom.

Pour les quarts de final, l’affiche sera l’opposition entre le Chili et le Mexique. De leurs côtés, les USA et les Colombiens tâcheront de ne pas manquer de prudence tandis que l’Argentine devra se méfier du réveil vénézuélien.

La machine est lancée mais tout reste encore à venir! Qui donc va souffler les cent bougies de la Copa America? Affaire à suivre!

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